• Concours - Centre intercommunal de Malley
  • Concours - Centre intercommunal de Malley
  • Concours - Centre intercommunal de Malley
  • Concours - Centre intercommunal de Malley
  • Concours - Centre intercommunal de Malley
  • Concours - Centre intercommunal de Malley

Concours - Centre intercommunal de Malley

Centre intercommunal de glace de Malley SA

Catégorie

Culture , Commercial et administratif , Éducation, sports et loisirs , Concours


Client

Centre intercommunal de glace de Malley SA


Lieu

Lausanne / Suisse

Date

2015


Budget

230 M$

Superficie

31 235 m.c.


Crédits

© ABCP architecture 


Description

 

Afin d’entrer dans le cadre de la candidature de Lausanne pour obtenir les Jeux Olympiques de la Jeunesse à l’hiver 2020 et les Championnats du monde de la FINA de 2022, les municipalités de Lausanne, Renens et Prilly organisent un concours d’architecture afin de reconstruire la patinoire de Malley et construire une piscine olympique ainsi que d’autres infrastructures sportives telles que des gymnases de tennis de table et d’escrime. Le projet de 30 000 m2 et évalué à plus de 170 millions de francs suisses inclut :

 

- trois patinoires dont une pouvant accueillir 10 000 spectateurs;


- une enceinte aquatique incluant des bassins de compétition, de réchauffement, de plongeon ainsi qu’une pataugeoire et des gradins de 2000 sièges;


- des locaux connexes tels que restaurants, concessions, vestiaires, rangement et services;


- des locaux commerciaux et administratifs en location d’une superficie de 15 000 m2;


- des stationnements intérieurs.

 

Le concept choisi est orienté sur la fête, sur la célébration d’un lieu où la ville est conviée au mouvement et à l’émerveillement. La prémisse est une rencontre. Sportive, artistique, sociale ou paysagère, la rencontre sera bipolaire, celle du VOIR et de l’ÉMOUVOIR.

 

La première expérience du VOIR-ÉMOUVOIR naît de la rencontre avec le paysage. Création fascinante pour certains, invitation au dépassement physique pour d’autres, les Alpes s’offrent en spectacle à partir du site. Il est impensable de les écarter de l’équation. Les plis et lignes de force qui sculptent le projet prendront naissance dans cette géographie mythique. Dans la mire des percées interstitielles de la volumétrie poseront les Mont Blanc, Aiguille d’Argentière et Chaîne des Aravis.

 

L’implantation morcelée est née d’un double objectif : le respect identitaire des fonctions et la vitalité des espaces extérieurs. Par sa position dominante et son détachement formel, l’Aréna affirme son autorité en plus de créer un pôle fort en bout de parcours urbain. Un grand basilaire incliné relie les autres volumes aux étages inférieurs et devient le socle de trois lieux urbains d’ambiances différentes: la Montée au centre qui capte les foules, l’Échappée, espace dynamique voué au jeu et le Tremplin, espace contemplatif dominant le paysage.

 

Dans ce concept urbain, le piéton règne en maître à l’abri de toute circulation véhiculaire reléguée en périphérie du site. Le centre est dédié au marcheur et sa contribution à la vibration du lieu sera sentie non seulement au sol mais sur les façades/coursives où il devient le grain dynamique d’un grand tableau mobile. Aussi, l’interface médiatique à la frontière des volumes construits et de l’espace public diffusera les mouvements volés aux athlètes en action. Les images seront floues et ombrées pour ne reconnaître de la performance que ses élans et sa dynamique. Le tableau est abstrait. Le mouvement magnifié devient œuvre d’art.